Dragon Amérindien

Le Dragon Amérindien

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1. La peinture Originale de Cahokia

Le mystérieux Dragon Amérindien, aussi appelé Oiseau géant Piasa, est représenté dans l'une des deux peintures murales présentes sur le flanc d'une falaise calcaire, surplombant le fleuve du Mississippi. Cette peinture a été effectuée bien avant l'arrivée des explorateurs européen dans la région. Cette sublime oeuvre d'art remonte probablement à 1200 avant J.C.

Il s'agit peut-être d'une oeuvre émanant de la ville hautement culturelle du Mississippi, appelée Cahokia. Elle fut à son apogée en -1200 av J.C, comptant 20 000 et 30 000 habitants. Ce fut une des plus grandes villes préhistorique, dans ce qu'il est convenu d’appeler aujourd'hui l'Amérique du Nord.

En effet, les représentations d'animaux, à l'image de faucons, d'hommes oiseaux, d'oiseaux du tonnerre et d'autres serpents terrifiants, étaient monnaie courante à Cahokia.

Le Piasa, Dragon Amérindien, a peut être été peint pour signaler aux étrangers descendant le fleuve du Mississippi, qu'ils pénétraient à Cahokia.

L'Oiseau Piasa

2. La découverte Européenne de ces peintures

C'est en 1673 que le Père Jacques Marquette et Louis Joliet, furent bouleversés par la découverte de ces somptueux chefs d’œuvres, lors de leur exploration de la région. Voici ce monsieur Marquette en a dit :

En contournant des rochers qui, par leur hauteur et leur longueur, nous inspiraient de l'admiration, nous avons vu sur l'un d'eux deux monstres peints. Au début, ils nous ont effrayés, et même les plus sauvages et hardis n'osent pas longtemps y reposer leurs yeux. Ils sont aussi grands qu'un veau, ils ont des cornes sur la tête comme celles d'un cerf, un regard horrible, des yeux rouges, une barbe comme celle d'un tigre, un visage un peu comme celui d'un homme, un corps couvert d'écailles, et une queue si longue qu'elle s'enroule tout autour du corps, passant au-dessus de la tête et revenant entre les jambes, se terminant en queue de poisson. Le vert, le rouge et le noir sont les trois couleurs qui composent l'image. De plus, ces 2 monstres sont si bien peints que l'on ne peut pas croire qu'un sauvage en soit l'auteur ; car les bons peintres en France auraient du mal à se rendre à cet endroit pour les peindre commodément. Voici approximativement La forme de ces monstres, telle que nous l'avons fidèlement copiée ".

Collection Bagues Dragons

Cette description ressemble très fortement à celle de biens d'autres dragons, à travers le monde. Cela dit, les cornes et la barbe sont propre au dragon Amérindien.

Quelques années plus tard, des explorateurs Français, comme Saint Cosme, ont témoignés que ces peintures étaient endommagées à cause de l'habitude des Indiens locaux de "décharger leurs armes" dessus. En effet, ces derniers étaient si terrifiés par ce Dragon oiseau, qu'ils lançaient des lèches et des balles, chaque fois qu'ils passaient devant le portrait de ce monstre.

Le Père Marquette et des Amérindiens

Le Père Marquette, en compagne d'Amérindiens

3. De fortes ressemblance avec le Dragon Japonais

Nobuhiro Yoshida, professeur de langues et président de la Société japonaise de pétrographie (la science qui décrit les roches), a comparé les peintures de l'oiseau de Piasa, avec des représentations d'anciens dragons japonais. Il y a décelé des similitudes frappantes.

Selon lui, cet oiseau géant ressemble au dragon peint par Seikoh Kano, pour le plafond du sanctuaire Hachi-Rai à Yukuhashi. Voici les similitudes entre le Piasu américain et le dragon japonais :

  • Ils ont tous deux des griffes,
  • Ils volent,
  • Ils sont barbus,
  • Ils sont cornus,
  • et sont multicolores.

Le Dragon Japonais

Un Dragon Japonais

Tout ceci n'est peut être que le fruit du hasard, mais c'est tout de même fort intéressant à signaler. Surtout quand on connait l'éloignement géographique entre le Japon et l'Amérique du Nord.

Cependant, on note quand même des divergences. En effet, contrairement à l'oiseau assassin Piasa, les dragons Japonais sont des créatures bienfaitrices, qui sont la personnification des orages mettant un terme à la sécheresse.

Les Dragons sont stupéfiants : on les croise dans presque toutes les civilisations et cultures. Ces créatures jouaient alors un rôle crucial dans les croyances de nos ancêtres. On peut donc légitiment se poser là question suivante : es-ce que les dragons sont le fruit de l'imagination humaine, ou on-ils vraiment existé. ? On a parlé de cela dans notre article dragons : mythes ou réalité.

4. La légende de l'oiseau de Piasa

L'oiseau Géant Piasa

Cet oiseau géant Amérindien, fut appelé pour la première fois oiseau de Piasa, dans un article de John Russel, en 1836.

Monsieur Russel était professeur dans un collège l'Illinois. Dans son article, intitulé "La tradition du Piasa,", il prétend que l’origine de ce mot vient du ruisseau voisin, le Piasa. Ce nom est indien et signifie, dans l'Illini, "l'oiseau qui dévore les hommes".

Cela dit, il a été prouvé que le mot Piasa provenait surement davantage du mot Páyiihsa. Ce mot est utilisé par des Amérindiens du Miami-Illinois, pour dire "petit peuple". Ce mot décrit également une autre créature amérindienne, à savoir les petits nains magiques qui aiment attaquer les voyageurs égarés.

Toujours selon John Russel, cette créature était un gigantesque oiseau, vivant dans les falaises. Ce dragon Amérindien aurait attaqué et dévoré les indiens de la région, juste après que les cadavres d'une guerre lui aient donné le gout de la chair humaine. 

Au XIXe siècle, des explorateurs auraient trouvé une grotte voisine remplie d'ossements humains. De plus, des présences d'oiseaux géants dans la région ont été observées. Tout cela tend à confirmer l'existence d'une terrible créature volante dans la région.

La légende raconte que Ouatoga, chef Indien local, est parvenu a tuer ce monstre Amérindien, avec une stratégie qui lui a été communiqué dans un rêve du Grand Esprit.

Un Amérindiens invoquant le Grand Esprit

Un Amérindien invoque le Grand Esprit

D’après cette mythologie, Ouatoga ordonna à ses guerrier les plus téméraires de se planquer près de l'entrée de la fameuse grotte de ce monstre. Ouatoga servit d'appart pour attirer le dragon Amérindien à l’extérieur. Le monstre s'envola donc vers le chef indien pour l'attaquer, quand soudain ses fidèles guerriers le tuèrent avec une flopée de flèches empoisonnées. La peinture aurait donc été réalisée pour commémorer ce triomphe.

Certains disent que cette histoire est inventée de toutes pièces par Monsieur Russel ... C'est vrai qu'elle ressemble beaucoup à divers contes et histoire de Dragons racontées à travers la planète entière, durant des millénaires. Cela dit, peut-être que tout ces récits ont vraiment existé, et qu'ils ont simplement été un peu romancé ! À chacun de se faire son opinion !

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5. La date d'apparition de ce Dragon Amérindien

Le Dragon Amérindien

Mesurant 9 mètres de long et 3,5 mètres haut, ces œuvres magistrales sont les plus grandes peintures sur falaise, jamais documentés en Amérique autochtone. Ces miraculeuses sculptures ont été faites sur la face abrupte de la falaise. Les Amérindiens disaient qu'elle est si raide et verticale, qu'aucun homme ne pouvait y grimper !

Les chercheurs, s'étant informer auprès des Indiens Illinis, ont appris que l'oiseau Piasa existait ici depuis plusieurs milliers de lunes avant l'arrivée des visages pâles. Les Indiens de Miami ont dit quelque chose d'assez similaire.

Indiens Illinois

Des Indiens de l'Illinois

6. La reconstitution

Il faut tout de même savoir que son emplacement original se situait au bout des falaises calcaire (flanc de falaise) du compté de Madison, dans l'Illinois. À l'endroit où se trouve aujourd'hui Alton. Malheureusement, cette oeuvre d'origine, peinte par les Amérindiens, n'existe plus. Elle a été déplacée à plusieurs centaines de mètres en amont.

Il y a donc eu une reconstitution, datant du 20 ème siècle, basée sur des croquis, des récits anciens et des lithographie du 19 ème siècle. La qualité de ce mur n’étant pas adapté à une conservation optimale de la peinture, elle doit donc être régulièrement restaurée.

Le falaise originale possédait une couche de calcaire lithographique de haute qualité et de 1,8 à 2,8 mètre d’épaisseur.


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